#13 Stephen King, “L’/The Outsider”

{English version below}

Note : 4.5 sur 5.

En ce jour de fête des morts et lendemain d’Halloween, un livre a attiré toute mon attention. Il raconte l’histoire d’un monstre aux traits doux massacrant des enfants pour survivre. Mais qui est-il ? Pourquoi fait-il cela ?  Voici un des derniers thrillers de Stephen King, « L’outsider ».  

L’histoire commence par la découverte du corps mort et mutilé d’un jeune garçon. Les empreintes et preuves désignent toutes un seul et même suspect, Terry Maitland. Ce coach amical est connu et aimé de toute la ville. Lorsqu’il est arrêté, il ne cesse de clamer son innocence. La police ne voudra rien entendre. Des événements tragiques suivront cette arrestation. Cependant, il existe une zone d’ombre dans l’affaire Maitland, une vidéo qui prouve qu’il était à plusieurs centaines de kilomètres de là au moment du meurtre. L’inspecteur Anderson mènera l’enquête jusqu’à découvrir une sombre vérité. Un être étrange et sombre se cache parmi eux.

Le récit est construit en plusieurs phases. Elles nous plongent dans une course contre la montre. Bien que le livre soit lent par moment et nous fait presque perdre le suspens, à partir de la deuxième partie, les événements s’accélèrent et nous plongent dans une enquête sombre et tortueuse.

Dès les premières pages, un sentiment d’injustice nous prend à la gorge. Il ira en grandissant jusqu’au dernier chapitre qui laissera éclater le suspens en tous sens. L’écriture est fluide et simple. C’est un livre qui est aisément accessible dans sa compréhension et sa lecture.

Pour certains, l’histoire ressemble à «Ca ». J’ai pour ma part la chance ou la malchance de n’avoir jamais lu, ni vu « Ca». Je trouve donc l’histoire originale. Stephen King nous propose une revisite du mythe d’El Cuco aux temps modernes. Ce mythe hispanique nous parle d’un monstre qui kidnappe et mange les enfants. L’auteur va lui donner les traits d’un citoyen lambda, une personne à laquelle on ne pourrait rien ou tout reprocher.

Ce livre nous permet encore une fois de nous rendre compte que les personnes, quelles qu’elles soient, possèdent un masque, et que, derrière le bien peut se cacher le mal. Un mal qui peut être plus monstrueux que notre imagination. Il nous permet également de réfléchir à l’apport de jugements trop hâtifs. En effet, lorsque nous sommes convaincus de quelque chose sur une personne, toutes les preuves contraires sont mises aux oubliettes. Peut-être y repenserons-nous la prochaine fois que l’on portera un premier jugement ?

D’ici là, je vous laisse manger quelques bonbons de la veille dans votre canapé avec un bon thriller à la main.


[ENG]

On this Day of the Dead and the day after Halloween, a book caught my attention. It tells the story of a soft-faced monster who slaughters children to survive. But who is he? Why does he do this?  Here is one of Stephen King’s last thrillers, « The Outsider ». 

The story begins with the discovery of the dead and mutilated body of a young boy. Fingerprints and evidence all point to one and the same suspect, Terry Maitland. This friendly coach is known and loved throughout the city. When he is arrested, he never stops claiming his innocence. The police won’t want to hear anything. Tragic events will follow this arrest. However, there is a grey area in the Maitland case, a video that proves that he was several hundred kilometers away at the time of the murder. Detective Anderson will lead the investigation until he uncovers a dark truth. A strange and dark being is hiding among them.

The story is constructed in several phases. They plunge us into a race against time. Although the book is slow at times and almost makes us lose the suspense, from the second part on, events accelerate and plunge us into a dark and tortuous investigation.

From the very first pages, a feeling of injustice grips us by the throat. It will grow until the last chapter which will let the suspense burst in all directions. The writing is fluid and simple. It is a book that is easily accessible in its comprehension and reading.

For some, the story looks like « It ». For my part, I am lucky or unlucky to have never read or seen « It ». So I find the story original. Stephen King offers us a revisiting of the myth of El Cuco in modern times. This Hispanic myth tells us about a monster who kidnaps and eats children. The author will give him the features of an ordinary citizen, a person to whom nothing or everything could be blamed.

This book allows us once again to realize that people, whoever they are, possess a mask, and that behind good can hide evil. An evil that can be more monstrous than our imagination. It also allows us to reflect on the contribution of hasty judgments. Indeed, when we are convinced of something about a person, all evidence to the contrary is put to rest. Perhaps we will think about it again the next time we make a first judgment?

In the meantime, I’ll let you eat some candy from the day before in your couch with a good thriller in hand.

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